Pendant la croisière de mai, le moteur avait très bien tourné.
Nous revenons en juillet ; et tentons de démarrer le moteur. Aucun signal… Le problème persiste malgré le changement du démarreur. Nous demandons donc un test de villebrequin : le moteur ne tourne pas non plus mécaniquement, ce qui veut dire qu’il est grippé de l’intérieur…
Pas d’autre solution qu’un changement complet…
La cause, après démontage de l’ancien moteur, était un défaut d’entretien du système d’échangeur depuis plusieurs années. C’est une pièce qu’il faut démonter et faire entretenir par un chaudronnier régulièrement. Nous avions prévu de le faire ; mais visiblement cela n’avait jamais été fait par les anciens propriétaires. Ce qui encrasse petit à petit tous les tuyaux internes : il est trop tard à ce stade pour intervenir. Il avait 2800 heures.

Nous avions envisagé éventuellement une transatlantique en fin d’année ; nous préférons alors repousser le projet pour l’année d’après afin de remplacer le moteur tranquillement sans stress de timing, et le temps de remplir la caisse de bord bien creusée par cette dépense imprévue !
Nous avons fait changer le moteur par des professionnels, ce qui permet d’avoir une garantie pendant 2 ans.

Finalement cette année supplémentaire nous a bien servi car nous avons pu faire énormément d’aménagements à bord pendant la période hivernale (cf partie travaux!), et nous sommes plus sereins sur le plan financier également.
Le remplacement eu donc lieu en novembre, et en décembre nous avons réalisé le rodage : c’est à dire faire tourner le moteur 50 heures à différents régimes avant une première révision.
Nous avons heureusement eu une belle météo pour ces navigations. Nous avons fait des allers retours en face de Leucate, ce qui a finit par nous valoir un contrôle des douanes, qui devaient se demander que faisait un voilier au moteur à faire des allers retours en face du port…!

